Développement personnel

Comment sortir du schéma de l’enfant non désiré ?

enfant non désiré

Il y a quelques mois, je vous parlais de ce qu’est un enfant non désiré et de l’impact que cela peut avoir sur notre vie lorsque nous sommes devenu adulte.
Aujourd’hui, je vous propose un exercice, mis au point par Peter Koenig, pour vous permettre de sortir des schémas liés au fait d’avoir été un enfant non désiré (ce qui est différent de ne pas avoir été aimé). Je vous invite à relire ici le premier article sur le sujet pour vous rafraîchir la mémoire avant de commencer l’exercice.

Processus pour sortir des schémas de l’enfant non désiré

1ère étape : accueillir l’ombre

Tout d’abord trouvez quelque chose pour représenter votre ou vos parents qui ne vous désiraient pas. Idéalement, cela serait une photo ou alors un objet qui représente vos parents. Vous pouvez demander à un ami de les représenter aussi (son rôle sera de se tenir devant vous, une expression neutre sur le visage, sans parler). Si vous travaillez sur vos deux parents, prenez deux objets ou photos séparés.

Ensuite asseyez vous le dos bien droit, les pieds à plat au sol et les main ouvertes, les paumes vers le ciel. Vous pouvez aussi vous tenir debout bien droit. Puis vous allez répéter des phrases, en observant l’énergie des mots. C’est-à-dire observer l’impact corporel et émotionnel que les mots prononcés vont avoir en vous. Ce qu’en pense le mental ne nous intéresse pas ici. S’il interfère, rassurez-le et demandez-lui de se mettre en congé pour quelques minutes.

Admettons que vous travaillez avec vos deux parents. Regardez les objets ou photos et dites : “Papa, maman, je suis un problème et c’est bon”. En même temps, regardez ce qu’il se passe dans votre corps. Y a-t-il des tensions qui se révèlent ? ou bien quelque chose qui s’allège, se libère ? Si le rire vient, laisse-le s’exprimer. Si vous sentez que c’est lourd et bloqué, n’hésitez pas à répéter la phrase plusieurs fois.

La grande majorité des personnes qui ont été non désirées, ont horreur d’être un problème pour les autres. Ils vont s’adapter et toujours tout faire pour ne pas déranger les autres. Ce qui fait que le regard de l’autre va compter beaucoup plus que le leur. Ils ont du mal à se prendre en compte, à sentir ce qui est juste pour eux. Au moment où l’on dit “Je suis un problème et c’est bon”, nous acceptons que nous puissions passer comme étant un problème pour les autres et c’est pleinement OK pour nous. Dans ma vie, si je fais ce qui est juste pour moi et que cela ne convient pas à mon père ou ma mère, c’est OK. Au moment où j’accueille le problème en moi, ce que pensent les autres n’est plus important.

Autres phrases possibles : “Papa, maman, je suis une source de stress pour vous et c’est merveilleux” ou encore “Papa, maman, je suis une charge pour vous et c’est parfait”. Voyez quelle phrase est juste pour vous, celle qui a le plus d’impact sur vous.

A chaque fois que nous accueillons une part de nous, il y a quelque chose qui se soulage, parce que nous nous autorisons à être un problème, un stress ou une charge pour les autres et que cela est OK. Cela crée plus de paix à l’intérieur de nous.

2ème étape : entrez dans la lumière

Maintenant, nous allons travailler sur la partie lumineuse. On s’installe bien assis ou debout comme au début de l’exercice, en position relâchée et d’ouverture. Reliez-vous bien à votre coeur, puis vous prononcez : “Papa, maman, je suis un immense cadeau de la vie avec et sans être désiré•e”. Et observez la résonance corporelle de ces mots en vous. Qu’est-ce que ça fait au moment où vous dites ça ? Au moment où vous vous autorisez à être un cadeau de la vie ? même si vous n’avez pas été désiré. Prenez le temps qu’il vous faut pour bien ressentir ce qu’il se passe en vous.

Une deuxième version de phrase existe. Testez-la, vous pouvez garder les deux, si les deux sont bonnes pour vous : “Papa, maman, je suis un être d’amour même si je ne vous conviens pas”. Prenez bien le temps de vous reconnecter à l’être d’amour que vous êtes. Peu importe que vous ayez été désiré ou non, ça n’a rien à voir avec le fait que vous êtes un cadeau de la vie et un être d’amour.

Troisième variante : “Je suis un cadeau de la vie (ou un être d’amour) même en étant un garçon (ou une fille).”

Dans les jours qui suivent, répétez encore quelques fois ces phrases. Lorsque vous observerez que c’est facile et fluide, c’est que cela sera pleinement intégré. Essayez de ressentir aussi l’impact de “guérison” que cela aura sur vous sur les jours et semaines qui suivent.

 

Ce processus a fonctionné pour des milliers de personnes. Un jour, j’ai joué le rôle de la mère et j’ai vu le soulagement que cela apportait à la personne en face de moi. Ce fut immédiat. J’ai essayé pour moi aussi avec une photo de mon père, et j’ai ressenti immédiatement un poids qui se levait de mon coeur. Parfois, je me répète encore un peu ces phrases, quand je sens que ça se remet à “coincer”.

Partagez en commentaire comment vous avez vécu ce processus, cela permet de valider et ancrer le travail fait ; et c’est enrichissant pour tous de lire vos témoignages. Merci 🙂

Pour les curieux…

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