Écologie & biodiversité

J’ai adopté deux colonies d’abeilles #SauvonsLesAbeilles

27 juillet 2017

En octobre dernier, Laurent et moi avons suivi une journée de formation sur l’apiculture en ruches Warré. Une journée pour apprendre l’essentiel sur les abeilles, leur mode de vie et comment conduire une ruche pour en récolter du miel, cela peut sembler court. Pourtant à l’issue de cette journée de formation, j’étais confiante que je serai capable de faire toutes les démarches pour acquérir des ruches et des essaims, puis de m’en occuper correctement afin de les faire prospérer. Maintenant, nous y sommes. Après plusieurs mois de patience, nous avons reçu nos deux ruches désormais colonisées par environ 20 000 abeilles chacune. J’avoue être excitée à l’idée de prendre soin d’elles à l’avenir 🙂

Un projet planifié depuis plusieurs mois

Cela fait un an que nous préparons petit à petit l’accueil de nos abeilles.
Tout d’abord, je ne me sentais pas à l’aise de me lancer comme ça, juste en lisant quelques bouquins. Je préférais suivre un court stage pour entendre l’expérience d’un apiculteur chevronné et aussi voir et manipuler un peu des ruches et des abeilles. Il existe toute sorte de formations sur l’apiculture, plus ou moins longue, sur différents types de ruches, etc. Pour ma part, je me suis focalisée sur une formation en ruches Warré (et non en Dadant, plus courante), simplement parce qu’un ami en avait et que cette ruche est très réputée pour l’apiculture de loisirs. On dit qu’elle est facile à mettre en place, moins technique que d’autres à entretenir, elle respecte au mieux la nature des abeilles (qui construisent du haut vers le bas). J’ai trouvé une formation d’une journée avec Olivier Duprez (qui travaille dans deux ruchers-écoles, sa compétence est reconnue) à une heure de route de chez nous. On nous promettait qu’à l’issue de cette journée nous connaitrions toutes les bases pour pouvoir nous lancer. Pour ma part, la promesse était tenue.

Différentes étapes pour se lancer sereinement

  1. Suivre une formation d’une journée minimum et se procurer de la documentation (livres, tuto Youtube, sites internet, etc.) parce qu’on oublie vite quand plusieurs mois se passent entre la théorie et la pratique…
  2. Rejoindre un syndicat apicole en janvier/février. Pour ma part, j’ai rejoins l’UAO (Union Apicole Ornaise) et j’ai aussi pré-assuré mes ruches (cela se faisait en même que l’adhésion, et ça ne coûte quasiment rien). Pour moi, c’est vraiment important de rejoindre un syndicat, car ils sont vraiment d’un bon soutien. Outre les services qu’ils rendent, je sais qu’à l’UAO, je trouverai toujours des apiculteurs pro ou amateurs qui seront prêts à me conseiller et partager leur expérience pour m’aider à prendre soin de mes abeilles. Car nous avons tous un objectif commun, soutenir et sauver l’espèce.
  3. Réserver des essaims auprès du syndicat (s’il le propose) ou trouver un apiculteur. L’UAO, nous a ensuite mis en relation avec un apiculteur proche de chez nous pour lui commander nos deux essaims.
    Optionnel : j’ai inscris Laurent comme cueilleur d’essaims sur plus site et aussi auprès de l’UAO, cela permet de récupérer des essaims gratuitement.
  4. Construire ou acheter ses ruches et le matériel d’apiculture en mars, puis faire les traitements nécessaires, afin qu’elles soient prêtes pour être livrées à l’apiculteur qui va y placer les essaims. L’UAO a un groupement d’achat, c’est auprès d’eux que j’ai acheté tout mon matériel (vareuse, gants, enfumoir, lève-cadres, etc.). Leurs tarifs sont corrects et même parfois moins cher que sur internet pour des produits identiques.
  5. Livrer les ruches vides à l’apiculteur, en avril/ mai. Il nous a appelé pour nous dire que c’était le moment.
  6. Récupérer les ruches en fin juin-début juillet, après que l’apiculteur ait vérifié que les colonies étaient suffisamment fortes pour tenir le coup.

Quelques actions pour prendre soin de vos abeilles

Maintenant, il ne me reste plus qu’à bien m’occuper de mes ruches. Heureusement, les abeilles ont toutes le même rythme, comme si elles avaient un calendrier universel intégré, un calendrier assez précis. Ce qui fait que les apiculteurs savent quelle action mener et à quel moment.
Les abeilles hivernent, elles ressortent de la ruche dès qu’il commence à faire 14°C minimum dehors.

  • février, mars : nourrissement stimulant pour rebooster les abeilles en fin d’hiver avant qu’elles ne ressortent et puissent trouver à manger par elles-même
  • février : visite de printemps, remplacement de deux anciens cadres par deux neufs
  • printemps : semer des fleurs et plantes mellifères si besoin, multiplier les variétés pour avoir des floraisons successives et assurer une continuité dans la récolte de nectar par les abeilles
  • début mars : pose de la première hausse
  • mi-mars à fin-juin : récolte de pollen possible. Pour cela on place une sorte de petit peigne à l’entrée de la ruche
  • fin-mars à fin-juin : surveillance de l’essaimage et création artificielle de nouveaux essaims
  • mi-mars à fin-août : récoltes de miel possible
  • mi-mai à mi-septembre : récolte de propolis, pour cela on pose une grille dans la ruche
  • mi-juillet à mi-octobre : piégeage sélectif des frelons asiatiques (tueurs d’abeille). C’est une technique critiquée car elle fait d’autres victimes. Je vais faire ma propre expérience et voir les résultats que j’obtiens.
  • mi-août : traitement contre le varroa
  • 1er septembre au 31 décembre : déclaration des ruches en ligne. L’Etat nous attribue un numéro d’apiculteur à la première déclaration.
  • début octobre : préparation de l’hivernage des ruches. Pose des réducteurs d’entrée contre les rongeurs, pose du coussin sous le toit, réduire à une seule hausse. Peser la hausse pour vérifier qu’elle contient au moins 10 kg de miel. S’il y a moins, mettre en place un nourrisseur avec du sucre candi (un sucre spécial pour les abeilles).
  • novembre, décembre : suivi des réserves par pesée, ou suivi de la consommation du sucre candi
  • décembre : optionnel, second traitement contre le varroa
  • décembre, janvier : entretien et aménagement du rucher (fabriquer de nouvelles hausses, de nouveaux cadres, tailler les arbres environnant, etc.)

Voilà, je crois que je vais m’imprimer cette liste comme rappel 😉

En ce moment, je suis en plein dans le piégeage des frelons et recherche de solutions pour protéger mes abeilles. J’ai lu que nous pouvions aussi mettre en place une “muselière”, une sorte de planche d’envol supplémentaire grillagée qui laisse passer les abeilles, mais pas les frelons asiatiques. Je vais tester et écrire à ce sujet bientôt.

Aussi, je sais déjà que nous ne récolterons pas de miel cette année. Avec la sécheresse, les fleurs n’ont pas fait beaucoup de nectar et les abeilles ont peu à manger, je devrai les nourrir cet hiver. Je croise les doigts pour que cela aille mieux l’an prochain 🙂

Si vous souhaitez en savoir plus sur les abeilles et les ruches Warré, cliquez ici pour télécharger gratuitement le livre en pdf de l’Abbé Warré “L’apiculture pour tous”. Bonne lecture.

Pour les curieux…

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