Écologie & biodiversité

Petit à petit, je me mets au Zéro Déchet

27 septembre 2017

J’ai acheté il y a plusieurs mois, le livre « Famille presque zéro déchet » de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret. C’est l’un des livres incontournables sur le sujet, impossible de le manquer, il est en vente dans tous les magasins bio qui se respectent 😉
J’ai eu du mal à commencer à le lire parce que je me faisais toute une montagne du Zéro Déchet. Mais en le lisant, j’ai vite compris que je pouvais avancer sur cette voie à mon rythme, un pas après l’autre. C’est un guide pratique, très bien conçu dans lequel on peut piocher ici et là, au gré de nos envies, des idées concrètes pour créer une nouvelle organisation à la maison et de nouvelles habitudes de consommation.

En quoi consiste le Zéro Déchet ?

Au début quand je pensais Zéro Déchet, je pensais à réduire/supprimer les emballages et installer un compost dans le jardin. C’est par là que j’ai commencé et ensuite j’ai approfondi… Parce qu’en fait, cela concerne absolument TOUT ce qui fait mon quotidien. De mes chaussettes à ma voiture, en passant par la façon dont je me déplace. Pour moi, il s’agit de m’interroger sur tout ce que je consomme (au sens économique du terme). D’où provient l’objet que je m’apprête à acheter ? Avec quels matériaux est-il fabriqué ? Pour moi, il s’agit vraiment d’apporter de la conscience dans mes actes d’achat ou de non-achat. Il peut m’arriver d’acheter un truc en plastique made in China chez « Tout à deux balles », mais je ne le fais plus sans bien réfléchir avant de passer en caisse.
« T’achètes, tu votes ! » dit Pierre Rabi. C’est vrai. Qu’est-ce que je soutiens en achetant tel ou tel objet ? Quel modèle de société ? Quelle écologie pour ma planète ? Quand je me pose ces questions, bien souvent, je repose la chinoiserie à deux balles que je m’apprêtais à acheter.

Les 5 R

Un français produit 390 kg d’ordures ménagères par an. Les deux tiers de ces déchets finissent enfouis ou incinérés. Les 5 R nous rappellent les principes de base pour réduire au maximum ce ratio :

1) Refuser

« Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. C’est la clé du Zéro Déchet, si je ne veux pas de déchet dans ma poubelle, je ne l’achète pas ! ». Ici, il s’agit surtout de refuser les emballages en plastique non recyclable et ils sont nombreux. Ça veut dire adieu : yaourts (dans les pots en plastique), chips, biscuits, plats cuisinés, sac congélation, film étirable, papier alu, vaisselle jetable… On remplace progressivement par des Tupperware et bocaux, on achète de moins en moins de produits transformés, on achète de plus en plus des ingrédients de base en vrac (avec nos sacs en tissu et boîtes). C’est une nouvelle organisation à mettre ne place tranquillement.

2) Réduire

  • Ma consommation, en se posant la question “ai-je vraiment besoin de cet objet ?”. Pour moi, cela  a bien marché. J’ai reposé nombre de trucs avant le passage en caisse avec cette question 😉
  • Le gaspillage, notamment alimentaire, en emballant les restes dans des Tupperware.

3) Réutiliser / Réparer

Ici, l’idée c’est de “faire du neuf avec du vieux” : acheter/vendre d’occasion, louer, réparer, rénover…

4) Recycler

  • Trier. Se renseigner et suivre les consignes de tri de votre ville. Inutile de geindre “j’ai pas de place dans ma cuisine pour avoir trois poubelles !”. Qui a dit que vous deviez attendre d’avoir dix emballages vides avant de les déposer dans le bac jaune ? Jetez-les au fur et à mesure.
  • Compostage. Un tiers de notre poubelle peut s’éliminer grâce au compostage. Quand on est en ville et en appartement, c’est plus compliqué, mais possible : lombricompostage individuel ou compost collectif en bas de l’immeuble. Si vous avez un jardin, aucune excuse, même si vous ne jardinez pas. Les déchets organiques retourneront à la terre 🙂

5) Revendiquer

Impliquons-nous davantage pour penser le changement avec les ingénieurs et designers. Faisons des retours sur les produits mal conditionnés ou proposons des pistes pour améliorer leur écobilan. Nous pouvons aussi faire la promotion de solutions alternatives sur les réseaux sociaux.

Les déchets cachés

En une année, un français produit 390 kg d’ordures ménagères, 590 kg avec les déchets et objets déposés en déchetterie. 13,8 tonnes avec les déchets industriel français (BTP, agriculture, industries…). Et là, on ne parle même pas des déchets provenant des pays asiatiques qui produisent pour nous ! Ces 13,8 tonnes sont des déchets cachés et découlent des choix que nous faisons pour nous loger, s’habiller, manger, se meubler, etc. Et en ne s’en rend pas compte, car ils ne finissent pas dans notre poubelle ! Par exemple, une brosse à dent représente 1,5 kg de déchets cachés, un ordinateur 1500 kg et une bague en or 2 tonnes 🙁

Quand j’ai lu ce chapitre, j’ai failli fermé le bouquin en me disant : « OK ! Tous mes efforts ne servent à rien. Autant arrêter tout de suite ! ». C’est le chapitre m’a coupé les pattes ! Puis, mon côté philosophe a ressurgit en me rappelant qu’il était important que j’apporte ma goutte d’eau à l’océan.

Quelques idées pour commencer

  • Trier ses déchets, mettre au recyclage tout ce qui peut l’être : emballage, verre, papier, carton, textiles, etc.
  • Si vous avez un jardin, mettre en place un compost pour recycler tous les déchets organiques
  • Acheter les aliments en vrac avec vos propres contenants : sacs en tissu (même au rayon fruits et légumes du supermarché), bocaux, tupperware, etc.
  • Acheter d’occasion (vêtements, jouets des enfants, électroménager…)
  • Réduire l’achat des plats préparés, des chips, biscuits, bonbons, etc. (leurs emballages ne sont pas recyclables)
  • Vendre ou donner les objets qui ne servent plus (au lieu de jeter)
  • Manger local, bio et de saison au maximum
  • Prendre l’avion moins souvent
  • Remplacer le gel douche par du savon sans emballage
  • Ne plus utiliser de vaisselle jetable

Faire ses produits ménagers soi-même

Quand on lit les étiquettes de nos produits cosmétiques ou ménagers, on pourrait croire que c’est compliqué et inaccessible sans avoir un labo et des ingrédients dont on ne sait pas prononcer le nom. En fait, pas du tout, cela reste assez simple, il y a quelques ingrédients de base à acheter, pour un budget de 30 à 40 € environ : (les produits de La droguerie écologique sont très bien)

  • Savon noir liquide
  • Savon de Marseille (meilleure marque : Marius Fabre)
  • Percarbonate de soude
  • Bicarbonate de soude
  • Acide citrique
  • Cristaux de soude
  • Vinaigre blanc (je l’achète à 8° d’alcool, au rayon Condiments c’est bien moins cher qu’au rayon Produits ménagers qui est à 14°)
  • Huiles essentielles (menthe, citron ou lavande, etc.)

Après, c’est assez simple de se lancer, les recettes sont faciles à réaliser. L’ingrédient principal est souvent de l’eau, ce qui fait qu’on en a pour des mois avant d’avoir à renouveler le stock de base.

Perso, j’ai déjà fabriqué ma lessive et mon liquide vaisselle, je n’ai pas encore eu le temps de tester les autres recettes du guide. Les deux lavent très bien, mais le liquide vaisselle laissait des traces blanches (je crois à cause du savon de Marseille), cela me demandait trop d’attention sur le rinçage, alors j’ai arrêté. Je vais bientôt faire mon gel WC, nettoyant à vitre, pour le sol, etc.

Next step, les cosmétiques fait maison. J’ai commencé avec mon huile pour les cheveux, assez facile à faire : huile d’argent + quelques goutes d’huiles essentielles que je choisis en fonction de leurs vertus et parfum 🙂

Pour finir, Je suis encore trèèèès loin de ne produire qu’un sac de 30 litres de déchets par an. Je suis en chemin et je voulais partager avec vous mes différentes prises de conscience et surtout mon enthousiasme.

Je vous recommande vivement la lecture de « Famille presque Zéro Déchet », il est drôle à lire et motive bien à se lancer, sans culpabiliser les lecteurs !

Et vous, êtes-vous sensible au mouvement Zéro Déchet ? Que faites-vous pour réduire votre empreinte écologique ?

Pour les curieux…

1 Commentaire

  • Reply Natacha Guillaume 7 octobre 2017 at 16 h 46 min

    Bonjour Nathalie,
    cet article est vraiment super!
    Une bonne base bien solide pour se mettre (ou continuer son cheminement vers) au ZD.
    J’ai pour ma part pratiqué l’hygiène naturelle avec ma fille pour de multiples raisons dont celle de vouloir réduire notre consommation de couches.
    Le ZD est un sujet qui me touche énormément et dont on devrait tous se soucier, il en va (aussi) de la qualité de vie que nos enfants auront à l’âge adulte 🙂
    Merci pour ces informations précieuses,
    Natacha du blog “heureux-sans-couches.com”.

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